de femme, prends cette femme et rentre en ta maison.?
Ayant song��, il tira sa bourse et la vida dans la robe entr'ouverte, mais la jeune fille secoua sa robe et pleura.
Alors, Za?l rompit son voeu;
?Viens, tu es Celle que je ne cherchais pas. Viens, et dis-moi ton nom.
--Mon nom est Amante et je t'aime.
Dans l'adorable silence des vall��es endormies, Za?l pour la premi��re fois buvait un peu d'ame, et Amante, amoureusement, picorait les pi��ces d'or et une �� une les fourrait dans sa chevelure.
Ils ��taient deux: au plus creux de la vasque sableuse, deux rivi��res joignaient leurs eaux confluentes, la verte Spincha, douce et trouble au printemps, non moins qu'un oeil de femme, et l'Agi, noir torrent sal��.
Ils ��taient deux: sur les coupoles les arbres faisaient de la dentelle: Ali la jaune, Hassein couleur de rouille, Cazem la toute blanche, et des lunes bris��es brillaient sur tous les d?mes.
Ils ��taient deux: le blond troupeau bourdonnait autour du fier sultan, du sultan aux cornes d'argent: c'��tait Tauris, courtis�� de plus de collines que l'amour n'am��ne d'amoureuses, que la peur ne presse de peureuses aux flancs du male flamboyant.
?Vous ��tes deux, dit Yezid, avec une ironie qui troubla Za?l, vous ��tes deux?...
?REGARDE EN TOI-M��ME ET TAIS-TOI.?
LE FANT?ME
[Grec: chai Th��a?rh? a?ssou]
TH��OPHILE D'ANTIOCHE
PORTAIL
Aux matines de notre amour le ciel fut blanc et mis��ricordieux: les mamelles sid��rales ��pandaient vers nos l��vres le lait tr��s int��gre du premier rafra?chissement, et vers nos yeux, les prunelles polaires, la grace d'une lumi��re ��quivalente �� la transparence de nos d��sirs.
Notre ��veil avait ��t�� par des cloches qui sonnaient d��licieusement en nos t��tes et nous appelaient hors de nous: elles sonnaient en nos t��tes et au-dessus de la ville, comme tous les jours, et cependant nous ne f?mes pas dupes de l'habitude des cloches cr��pusculaires. Nos ames ob��issantes et joyeuses se rendirent aux irr��vocables matines: les corps frileux attendaient encore encapuchonn��s de sommeil, inquiets, mais consol��s au fond de leur chair par un espoir de r��union, et la solitude fut tol��rable sous la grace du ciel blanc et mis��ricordieux.
Verset.--Ta jeunesse s'est lev��e d'entre ses soeurs et elle est venue �� moi. Je ne te connais pas, ? soeur, et ton essence me fait peur. Et pourquoi viens-tu toute nue? Le corps est la pudeur de l'ame: va te v��tir, car tu confonds mon innocence et tu excites en mon essence la concupiscence de l'amour pur.
R��pons.--Je veux baigner dans les eaux fra?ches de ta pens��e, ? soeur, la nudit�� de mon d��sir. Tu conna?tras mon essence si tu m'admets en ta profondeur. Laisse-moi: je tomberai comme une pierre tranchante sur ton sein �� jamais bless��, et doucement j'irai au fond de toi et tu saigneras si haut que les hautes feuilles en seront ��clabouss��es d'amour.
Verset.--Pourquoi veux-tu faire saigner d'amour l'immat��rialit�� de ma paix? O soeur folle et cruelle, je n'ai ni sein, ni sang, et tu n'as ni tranchant ni pesanteur. Nous sommes plus intouchables que la trace de l'oiseau dans l'air et plus invisibles que l'odeur des roses. Je veux bien t'aimer, ? soeur folle, mais va te v��tir, que je te voie!
R��pons.--Mais tu es nue, pauvre ame, aussi essentiellement nue que moi-m��me, et tout n'est que m��taphore. Si je rev��ts mon corps, que feras-tu de mon corps, et de quels yeux contempleras-tu mes yeux?
Antiphone.--L'essence est essentielle et la forme est formelle, mais la forme est la formalit�� de l'essence.
Cantique.--Nous mettrons les sept roses aux sept clefs de la viole et l'arc-en-ciel sera les cordes.
Respire mon odeur, ? coeur, je suis odorante et mourante, la mort des roses en est la cause.
Respire mon haleine, ? reine, je suis amoureux et peureux, j'ai peur de ton bonheur, ? fleur!
��coute mes soupirs, ? sire, mes soupirs ont bris�� la viole aux sept cordes, mais j'en ferai sept autres avec mes sept d��sirs.
��coute mes paroles, ? folle, tes paroles ont bris�� les cordes de mon coeur, mais j'en ferai sept autres avec tes sept soupirs.
Regarde dans ma joie, ? roi, les fleurs sont mortes, la viole est morte, tout meurt except�� toi.
Regarde dans mon ciel, ? belle, les sept couleurs sont mortes de joie, tout meurt except�� toi.
LE PALAIS DES SYMBOLES
La forme est la formalit�� de l'essence: nous acquies?ames �� cet aphorisme antiphonaire que les voix c��lestes n'avaient pas ni�� et nous nous appar?mes r��els, c'est-��-dire ��quilibr��s selon l'objectivit�� la plus commune, mais non la seule.
Ce fut d'abord en un salon de hasard, parmi la cruaut�� des robes indiscr��tes, et ce milieu nous faisait palir d'ennui. L'enfance y vagissait sous de blonds ou blancs cheveux et de pareilles joies vitulaires ��lectrisaient les membres ingrats et ceux qui ne l'��taient pas encore; des gens qui avaient assassin�� leur conscience portaient un signe, une tache sanguinolente �� l'endroit du coeur; d'autres ne portaient aucun signe et cependant ils n'avaient pas ��t�� moins courageux. Cette impression

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